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MOTEL, Catherine LEUTENEGGER Vernissage le jeudi 26 janvier à 18h en présence de l'artiste Horaire d’ouverture: |
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La jeune photographe lausannoise Catherine Leutenegger (*1983) ouvre le programme 2012 de la galerie Kissthedesign avec deux séries réalisées entre 2003 et 2004 - encore inédites - explorant la thématique du motel dans le paysage helvétique. |
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MOTEL Le monde de la photographie a beaucoup évolué depuis vingt ans. C'est peu dire qu'un océan sépare maintenant les générations actuelles de photographes des précédentes. Parmi les signes les plus frappants de ce changement, mentionnons la conversion à une technique réfléchie, contrôlée, lente et le déclin relatif de l'ancienne idéologie de l'instant décisif. Cette technique, si contraire à l'esprit des photographes dans les décennies d'après-guerre, est un élément-clef du nouveau paradigme. On retrouve ce paradigme chez Catherine Leutenegger, et d'autres éléments encore qui participent de la nouvelle donne, comme entre autres, l'intérêt pour le cinéma et une certaine fascination pour les lieux désaffectés. Elle aussi passe par la brèche que les films de David Lynch ont ouvert dans la cloison séparant l'univers du cinéma de celui de la photographie : le résultat en est que tout devient affaire d'ambiances et d'environnements suggestifs. Catherine Leutenegger résiste toutefois à la tentation des atmosphères vénéneuses à la Lynch, contrairement à d'autres photographes, trop facilement enclins à abuser de l'esthétique de l'uncanny. Ses images de chaos sont certes dramatiques. Le spectacle de la destruction qu'elles présentent et qui n'est pas sans rappeler le travail de Robert Polidori à la Nouvelle-Orléans, n'est en rien rassurant. Et le fait qu'il s'agisse de motels – un des décors de prédilection du crime dans la fiction – pourrait davantage encore orienter la lecture dans ce sens. Mais Catherine Leutenegger se réfère aussi à Wim Wenders, à Paris-Texas et au monde du road movie qui n'est pas vraiment angoissant a priori . Elle ironise sur le fait que nous ne sommes pas aux États-Unis, mais en Suisse, pays tranquille où il n'arrive jamais rien. Quant à son style, il se révèle somme tout assez analytique, neutre et distant, à l'image de la photographie topographique actuelle (comme la pratique par exemple Stephen Shore). Mis ensemble, tous ces éléments traduisent donc une distanciation par rapport à la vision du réalisateur de Lost Highway autant qu'une adhésion à sa méthode.
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BIOGRAPHIE Catherine Leutenegger *1983 diplômée de l’ECAL à Lausanne (BA & MA en photographie), vit et travaille en Suisse. |
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