Noémie Doge, 2017. crédits photos: Jennifer Niederhauser Schlup
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Noémie Doge | Méditations sur un cheval de bois | 1.12.2017 – 17.02.2018

Noémie DOGE, Méditations sur un cheval de bois
Exposition du 1er décembre 2017 au 17 février 2018.
Vernissage jeudi 30 novembre dès 18h30 en présence de l’artiste. 

+ Minikiss: Renato Zülli

 

Pour sa première exposition à la galerie Kissthedesign, Noémie Doge présente une nouvelle série de cinq grands dessins de paysages célestes ainsi qu’une série de travaux de format A3 avec des « machines à regarder ».

Méditations sur un cheval de bois est le titre d’un article d’Ernst Gombrich publié en 1963. L’historien de l’art y développe l’idée du « substitut » : un cheval de bois ne ressemble pas à un vrai cheval, il n’en est pas l’image, ni la reproduction. Dans son expression la plus simple, il peut n’être qu’un bâton, ce qui n’enlève rien à sa puissance hippique. Il ne correspond guère à l’idée du cheval – au sens platonicien – ; pourtant lorsqu’un enfant s’en saisit, il acquiert à ses yeux une réalité telle qu’il se substitue à tout cheval.

Noémie Doge s’est emparée de la notion de substitut pour élaborer des dessins qui se veulent le substitut d’un paysage. Des étendues où se perdre en restant chez soi, des ciels où se noyer quand les nuages sont bas. Elle s’appuie sur cette idée que la nature et les substituts qu’elle en propose ressortissent à une même fonction : celle de regarder. C’est le regard qui transforme un pays en paysage. Superposés, effacés, troublés comme les souvenirs des personnages de W.G. Sebald, ses points de vue multipliés cherchent à renouveler l’étonnement du regard.

Après avoir travaillé pendant plusieurs années dans le champ des arts appliqués, Noémie Doge a commencé en 2012 une œuvre plastique autour de la question de la perception de l’environnement et de la représentation mentale. Ses dessins aux crayons gris sont composés à partir de tableaux anciens, de photographies privées, mais aussi d’instruments optiques qui modifient le regard et qu’elle aborde comme des visages.

BIOGRAPHIE

Noémie Doge (*1983) s’est d’abord formée à la HEAD de Genève puis a obtenu son diplôme en 2007 à la Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam. Elle a terminé en 2014 un master of fine arts au Royal College of Art de Londres.

De 2010 à 2012, Noémie Doge a été assistante de la filière Design de Produits industriels de la HEAD-Genève et co-directrice des premières éditions du B-side DownTownArtJewellery Festival à Amsterdam. Ses oeuvres font partie des collections du Mudac de Lausanne, du Musée d’art et d’histoire de Genève, du Royal College of Art à Londres et du Cabinet Cantonal des estampes du musée Jenish à Vevey. Son travail a aussi été régulièrment soutenu par des bourses et récomponsé par des prix comme la bourse Lissignol-Chevalier et Galland à Genève, So Fresh Award à Vienne ou Ikea Stiftung.

Elle vit et travaille entre Lausanne et La Chaux-de-Fonds.

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